LES PERSONNAGES

Olivier Levasseur

Benjamin Hornigold

Jack Rackham

Charles Vane

OLIVIER LEVASSEUR

Officier de la marine royale, Louis Labous devait à l’origine servir la France. Il n’obéit finalement jamais qu’au drapeau noir ! Comme beaucoup de pirates, il changea de nom, devenant Olivier Levasseur avant de traîner ses guêtres sur Libertalia : la première République Pirate. C’est là que tout bascula, de la naissance de sa fille – qui aurait le sang chaud quoi qu’il arrive – au secret le mieux gardé de la République : le trésor de Libertalia. Une montagne d’or, de rubis, de diamants… Des milliards, à ne plus savoir qu’en faire. Un trésor maudit, volé dans le sang et qu’Olivier Levasseur n’oublierait jamais ; il passa sa vie à le chercher.

Cultivé, tacticien hors pair et navigateur de talent, Levasseur était le maître de manœuvre du capitaine Hornigold, roi des Frères de la côte à l’époque où Barbenoire et Sam Bellamy étaient encore ses seconds… Après quoi, Levasseur & John Taylor descendirent la côte ouest-africaine, le temps de quelques raids vengeurs contre les ports négriers. Nul doute qu’ils traquaient déjà la Cassandra, nouvelle piste vers le fameux butin de Babylone. Le 26 avril 1721 et après des années de traque, Levasseur mit enfin son plan à exécution : le braquage du siècle s’apparentait à un ship jacking en pleine rade de Saint-Denis et les pirates s’emparèrent de 4,5 milliards d’euros…

«Pendant des années, j’ai traqué le plus formidable trésor qui ait jamais existé ; des centaines de millions de livres en rubis, or et diamants. Je sais comment le retrouver et je vais le prendre. Si vous voulez en être, bienvenus à bord.»

Complément
Constellation

BARBENOIRE

Fait d’armes : Blocus de Charleston en 1718…
Particularité : Citoyen d’honneur britannique

Angoissant, méprisant et effrayant, il avait inventé son nom, mais pas oublié son passé. Lettré, il ne laissa aucun journal de bord et ne confia jamais ses desseins à quiconque. Une histoire complexe et mystérieuse, ou le récit d’un homme qui voulait simplement rentrer chez lui.

Teach fut le second d’Hornigold, à la période où celui-ci écumait les Bahamas en compagnie de Levasseur. Il attendit la réunion de Providence (organisée par Woodes Rogers) pour se lancer à la conquête du Nouveau Monde… seul ! Edward « Barbenoire » Teach était un fou violent, impuissant, génie ignoré et méprisé ; un ogre éternellement affamé.

« Les morts ne parlent pas. Ils ne mentent pas, ne menacent pas, ne négocient pas. Ils agissent. »

Complément
Les grognards
Constellation

JOHN TAYLOR

Fait d’armes : 4,5 milliards d’euros jamais retrouvés
Particularité : Psychopathe assumé, amoureux d’Olivier Levasseur

« Regarde-moi bien : Parce que j’ai pas une gueule qui porte bonheur. »

En Irlande, l’envahisseur anglais avait un petit jeu pour les enfants pas sages : le « sourire de Glasgow ». A l’aide d’une lame, les soldats leur tranchaient les joues, agrandissant le sourire des fils de dissidents. Ces balafres asymétriques, John Taylor les assumerait toute son existence. Elles devraient changer radicalement son rapport à la vie, et plus encore à la mort.

John Taylor était un prédateur. Il n’assassinait que pour l’enivrant plaisir de voir se diluer la dernière lueur d’âme dans le regard de sa victime. Dans le tumulte d’une bataille navale, il transformait les duels aux sabres et aux mousquets en fascinants ballets, danses effrayantes qu’il dirigeait en véritable artiste de la mort.

Sa rencontre avec Olivier Levasseur ébranla sa vie, submergée par un tourbillon de sentiments contradictoires, de la haine viscérale à l’amour absolu

John Taylor découvrit  qu’il pouvait aussi aimer… à en crever !

« Regarde-moi bien : parce que j’ai pas une gueule qui porte bonheur. »

Complément
Constellation

ANNE BONNY

Fait d’armes  : Princesse des pirates
Particularité : Héritière millionnaire

La fille aux cheveux rouges portait des armes, sifflait du rhum et jurait comme un homme. Très jeune, Anne Cormac hérita. Elle était millionnaire et s’en foutait. Sa vie, c’était celle des hommes qui l’avaient élevée. Du sable liberi aux docks de Charleston, une poignée de forbans qui l’avaient toujours fait rêver :

Ils s’appelaient Levasseur, Taylor, Hornigold, Rogers, England… Ils lui avaient tout appris. A tel point que petite, elle se rêvait un jour leur égale, entre batailles et conquêtes, pistant des trésors sur toutes les mers du monde… Tous l’abandonnèrent !

Lorsqu’elle eut enfin l’âge de raison, Anne Bonny épousa la piraterie par vocation. Et aussi un petit peu par amour… Il était beau, il était fourbe. Il était doué, lâche et envoûtant :

Elle l’appelait Jack. Il s’appelait Rackham.

« Je regrette de te voir dans cet état, mon amour.
Mais si tu t’étais battu comme un homme,
tu n’aurais pas à mourir comme un chien. »

Complément
Constellation

BENJAMIN HORNIGOLD

Fait d’armes  : Chef de la Flibuste aux Bahamas de 1714 à 1718
Particularité : Infatigable chien de mer

Benjamin Hornigold était un incompris ; tant par ses contemporains que par l’Histoire !

On le dit mutin ; lui se voyait libre.
On le dit pirate ; lui se croyait libre.
On le proclama chef des Frères de la côte aux Bahamas ; lui se pensait libre.

Pour Benjamin Hornigold, la liberté ne pouvait avoir de prix. Elle représentait d’interminables courses lancées en mer, contre un ennemi invisible que même la vigie avait perdu des yeux. Elle représentait ces nuits glacées après des jours brûlants, sans jamais lâcher la barre ; à boire, manger et pisser sur place. La liberté, c’était sa vie. Le borgne devint un chien de mer. Le chien de mer devint un chef. Le chef de la flibuste. L’homme qui aurait pu faire plier les monarchies.

L’homme qui portait sur ses épaules tous les espoirs de la confrérie. Le souverain noir.

« Les politiques sont comme les piafs ;
ils vous mangent dans la main quand ils sont à terre
et vous chient dans la gueule quand ils sont en l’air ! »

Complément
Constellation

JACK RACKHAM

Fait d’armes  : 1 million d’euros
Particularité : Capitaine ayant enrôlé ses maîtresses : Anne Bonny & Mary Read

« La belle-gueule au calicot » marqua l’Histoire comme l’un des plus terribles pirates, semblable à son mentor assoiffé de sang, Charles Vane. Jack Rackham était cependant tout l’inverse. Après avoir démis son patron, l’essentiel de l’équipage déserta. À leur décharge, Woodes Rogers venait d’offrir ses pardons, les receleurs devenaient introuvables et la guerre allait reprendre un peu partout.

Jack n’avait qu’un objectif, sauver l’amour de sa vie, Anne Bonny. Mais elle ne voulait qu’embrasser la confrérie. C’est ainsi que le capitaine au calicot réembarqua avec une poignée d’hommes, et deux femmes malgré lui. Anne, bien entendu, mais aussi Mary, sa concubine. Il pensait faire de ce trio sa force, ce fut sa malédiction.

« Le meilleur plan, c’est toujours celui qui ne coûte pas de sang. »

Complément
Équipage
Constellation

CHARLES VANE

Fait d’armes  : L’urca de Lima
Particularité : Sanguinaire

L’homme qui voulait un trône… Charles Vane avait été corsaire avec Henry Jennings, avant de le seconder dans la prise de Nassau. Tandis que le patron recrutait dans les Antilles, Charles perdit le fort au profit d’autres capitaines de la confrérie. Il monta un petit équipage, attaqua des navires avec une violence inouïe et parvint à reprendre le fort, avant qu’Hornigold ne s’en empare à son tour.

Déjà célèbre, Charles Vane s’illustra en s’emparant des restes de l’Urca de Lima, à la barbe d’Hornigold qui n’avait pas pu tout emporter. L’inévitable conflit gagna un sursis avec l’intervention de Woodes Rogers, mais les deux pirates étaient destinés à en découdre.

« Si tu plantes un mec, Jack, remonte le tranchant de bas en haut. Toujours de bas en haut : sinon, ça fait pas assez mal ! »

Complément
Constellation

WOODES ROGERS

Fait d’armes  : A « aboli » la piraterie
Particularité : Premier gouverneur des Bahamas

De l’audace, de l’audace, toujours de l’audace. De ses premiers pas de bambin intrépide aux coursives du fort de New Providence, Woodes Rogers ne cessa de provoquer la vie jusqu’au bout de l’audace. C’est ainsi qu’il s’enrôla  en 1707 au côté de l’aventurier Dampier ; qu’il arracha le pauvre Robinson Crusoé à son île ; qu’il édita, sans l’accord de la reine Anne, des édits de pardon amnistiant des forbans ; et qu’il obtiint de son successeur, le roi George, le trône des Bahamas.

« Expulsis Piratis, Restitua Commercia. »

Complément
Constellation

EDWARD ENGLAND

Fait d’armes  : 6 millions d’euros
Particularité : Capitaine pirate résolument pacifique

Edward (Seegar) England tenait plus du receleur aguerri que du forban sanguinaire. C’était un gestionnaire, pas toujours doué.

Un capitaine d’une singulière bonté, si l’on en croit les témoignages d’époque, qui commandait pourtant des fous furieux de la trempe de John Taylor. Du strict point de vue des caractères, leur association fut encore plus surprenante que le binôme Taylor-Levasseur.

Dans la flibuste, ça n’est pas vraiment un secret :

« Un pirate, ca flingue avant de se faire tuer. »

Complément
Constellation

THOMAS TEW

Fait d’armes : Un carnage pour 79 millions d’euros
Particularité : Père du roi malgache Rastimilaho

Thomas Tew était un pirate anglais qui parcourut le monde à la fin du XVIIe, à bord d’un sloop volé ; l’Amitié. Partout où il passa, cet ancien corsaire se présenta comme « amiral et prince consort de la république Libéri ».

Peu de gens lui firent crédit. Pourtant, il était bien l’époux de la reine malgache Rahena et le père de son enfant, Ratsimilaho. Il était aussi leur pire ennemi…

« Le plus fabuleux magot que vous puissiez imaginer. Pas vrai, camarade ? »

Complément
Constellation

Sir HENRY MORGAN

Fait d’armes : Auteur du Code de la piraterie
Particularité : Gouverneur de la Jamaïque

Fils de fermier devenu soldat puis corsaire, le capitaine Morgan attaqua Cuba, le Venezuela, le Panama, le Pérou et les Caraïbes, que l’Angleterre souhaitair reprendre aux Espagnols. En 1672, son zèle (intempestif en temps de paix) le conduisit en prison. Deux ans plus tard, le roi Charles II le libéra et en fit le gouverneur de la Jamaïque :

Sir Henry Morgan !

L’ancien corsaire s’établit à Port Royal, comme une autorité morale pour tous les pirates du Nouveau Monde. La rade jamaïcaine devint alors le havre de toute la flibuste, au point que Morgan dut éditer une charte ; un Code dictant la conduite à tenir en mer et sur terre pour tous les membres de la confrérie des Frères de la côte. Plus d’un siècle avant la Révolution française, son article I présentait les pirates comme « libres et égaux en droits, quels que soient leurs fonctions ou leurs grades, leur âge, la couleur de leur peau, leur obédience religieuse ou leur opinion politique ».

Sir Henry Morgan ne révélera donc jamais sur la véritable origine de sa fortune : la traite d’esclaves…

« On ne civilise pas des pirates, on les commande et, au besoin, on contourne la loi au nom du roi. »

Complément
Constellation

OLIVIER MISSON

Fait d’armes  : Fondateur de la république de Libertalia
Particularité : Receleur de 4,5 milliards d’euros

A bord de La Victoire, Misson n’était rien jusqu’à ce qu’un accrochage malencontreux envoie tous les officiers par le fond et le propulse derrière la barre et les cartes, au rang de capitaine. Flanqué de son ami Caraccioli, un moine alcoolique défroqué, Misson ne savait pas où aller.

Ce fut d’abord Anjouan et ses délices, avant de virer sur Madagascar, pour éviter la guerre. Misson le pacifique parvint à fonder une république qui, malgré lui, devint un mythe : Libertalia.

« Non, on n’est pas riches. On est dans une merde noire. »

Complément
Constellation

B.CARACCIOLI

Fait d’armes : Fondateur de la république de Libertalia
Particularité : Moine défroqué alcoolique et drogué jusqu’à l’os

Sans Misson, Caraccioli n’était pas grand-chose. Avant la vie monastique, l’existence de Caraccioli était totalement vouée au rhum, aux femmes et au zamal. Après aussi, ceci dit. La métamorphose se fit sur les rivages d’Anjouan. Et la mue s’opéra sur le sable libéri.

Sans qualités ni aptitudes, Caraccioli s’imposa malgré lui comme la seconde figure de la république ; le seul capable de garder le cap pacifiste malgré l’immigration, toujours plus importante, de nouveaux pirates …

Caraccioli veillait sur ses ouailles et son trésor, avant que tout ne tourne mal.

« Des mutins ou des pirates ! C’est ton choix, capitaine. Vu la peine encourue dans les deux cas, et considérant qu’il faut bien manger, boire et baiser de temps en temps, je ne vois pas pourquoi tu as besoin de penser. Nous sommes entrés en piraterie sans même l’avoir envisagé, voilà tout. Tiens. Fume, c’est du bon. »

Complément
Constellation

WILLIAM CORMAC

Fait d’armes : Père officiel d’Anne Bonny, née Anne Cormac
Particularité : Procureur de formation devenu planteur millionnaire

Ami de jeunesse de Louis Labous – devenu Olivier Levasseur –, Cormac fuit la guerre opposant son Irlande natale à l’Angleterre. C’est dans ce cadre qu’il atterrit à Charleston, à la fin du XVIIe siècle.

William Cormac y obtint, de façon surprenante, une plantation qui deviendrait l’une des plus rentables de la Caroline, enviée par un procureur local, et qu’à sa mort il légua à son unique héritière : Anne Bonny.

« Qu’est-ce que tu viens m’emmerder avec l’humidité ? »

Complément
Constellation

SARA JEGGIN’S

Fait d’armes : Sauveur de la république libéri
Particularité : Chef de clan polyandre

Si Anne Cormac, qui deviendrait Anne Bonny, hérita bel et bien de la fortune et de la plantation Cormac, il est difficile de trancher sur sa filiation : était-elle la fille biologique de Levasseur et de Sara Jeggin’s, comme nous avons choisi de le penser ? Ou celle de William Cormac et d’une certaine Marie Brennan ? Originaire de Cork (Irlande), Marie était la fille d’une servante irlandaise employée par la famille Cormac. Marie ne passa que quelques années au domaine. Le temps pour William de lui faire un enfant, une petite fille, puis de l’épouser juste avant qu’elle ne meure d’une fièvre typhoïde.

Un écart avec l’Histoire au service d’une histoire :

Sara Jeggin’s relève plus du prête-nom que de la pure invention. Si les historiens s’accordent à dire que la république de Libertalia a bel et bien existé, les preuves archéologiques manquent. Le rapt en Angleterre du petit roi Ratsimilaho comme le destin de son père (Thomas Tew) laissèrent plus de traces historiques que la république, fondée dans une baie. Que pouvait-il en rester, hormis ces légendes récurrentes ?

Les mêmes récits qui relatent les exploits d’Olivier Misson et de son acolyte Caraccioli, rapportent la fourberie de l’amiral Tew et la détresse de la reine Anteva. Des textes décrivant la colonie libéri racontent comment ses femmes, qui étaient les plus libres du monde, défendirent la république, avec leurs cœurs, avec leurs tripes.

S’il en fallait une pour les représenter toutes, ce serait elle : Sara Jeggin’s.

« Le sorcier m’a dit que ce serait un garçon. »

Constellation

JAMES MACRAE

Fait d’armes : Le combat d’Anjouan, qui l’oppose à John Taylor.
Particularité : Diplomate sur terre, prince en mer et cœur noble à la guerre.

James Macrae (du clan des Mac Ian Oig, fils de John Ian Macrae, petit-fils d’Ian Dubh Mac Ian Oig, dit John le Noir, et arrière-petit-fils de John le Jeune) n’avait peur de rien. Élevé dans la stricte tradition du courage écossais, son navire (La Cassandra) et lui représentent l’ultime piste pour retrouver le trésor de Libertalia.

Il s’illustrera à l’occasion du combat d’Anjouan, aux Comores. Là, il sera abandonné par les capitaines Kirby et Kapper, à l’approche de deux vaisseaux battant pavillons noirs : le Victory de John Taylor et le Fancy d’Edward England. S’ensuivit la bataille navale « la plus longue, la plus sanglante, la plus meurtrière et la plus coûteuse de toute l’histoire de la piraterie »,  selon l’historien maritime Eric J. Graham.

James Macrae, du clan des Mac Ian Oig, fut surtout le seul adversaire que John Taylor respecta jamais .

« Capitaine, il est des gens qui méritent de mourir. Et d’autres qui doivent mourir, mais ce sont rarement les mêmes. »

Complément
Constellation

HOWELL DAVIS

Fait d’armes : 3,4 millions d’euros
Particularité : L’imposture est son art

Davis était menteur, Davis était tricheur ; c’était un imposteur ! Sa carrière fut à l’image de sa vie : courte, insouciante, provocatrice et rentable. Le « truc » d’Howell, c’était de se faire passer pour n’importe quel autre que lui, pourvu qu’il ait l’air honnête. Sur son bord, ses hommes devaient être propres et s’habiller convenablement, quitte à porter l’uniforme et, surtout, ne pas avoir l’air d’être ce qu’ils étaient : des pirates. Avec superbe, ce jeune homme à peine sorti de l’adolescence endossait tous les rôles : corsaire, percepteur fiscal, capitaine de marine, militaire ou marchande, tout ce qui pouvait gagner la confiance des gouverneurs.

Parce que oui, sa cible préférée, c’était les gouverneurs.

« Nous pourchassons un flibustier nommé Howell Davis !, lança Howell, son regard remarquablement naïf, tandis que son sourire trahissait sa malice. Son Excellence nous ferait-elle l’honneur d’une escale, pour faire un peu d’eau ? »

Complément
Constellation

THOMAS COCKLYN

Fait d’armes : Pillages de la côte ouest-africaine
Particularité : Éternel second au sang chaud

Beaucoup l’ont dit capitaine – lui le premier en a rêvé – mais Cocklyn était un second. Un saigneur plus qu’un seigneur, violent, irascible, violeur, égorgeur, alcoolique, pédophile, également découpeur d’entrailles d’Anglais. Un vrai fumier, toutefois suffisamment respectueux du Code pour ne s’être jamais (trop) élevé contre son maître : le jeune Howell Davis.

Il faut préciser que sous le commandement de Davis, les affaires étaient rentables. Elles le devinrent encore plus lorsqu’Howell eut accepté une alliance avec John Taylor et Olivier Levasseur.

« Devinez c’que la Française et sa rouquine nous cachent ? Un trésor ! Un putain de trésor. »

Complément
Constellation

BARTHOLOMEW ROBERTS

Fait d’armes : 24 millions d’euros
Particularité : Pirate le plus efficace de l’histoire : jusqu’à 22 prises par jour

Si l’on devait résumer « Black Barth », ce serait en chiffres : 470 prises. Un patrimoine rapiné de 24 millions d’euros. Des combats au corps-à-corps de deux à cinq heures. En termes d’efficacité et de rentabilité, Bartholomew Roberts était l’un des plus grands pirates de l’âge d’or de la piraterie.

Sa carrière devait prendre un tournant décisif à l’issue de la réunion de Providence, où Woodes Rogers avait tenté de réunir tous les capitaines de la confrérie. Dans une expédition folle, il s’était associé au capitaine Davis puis avec lui, au capitaine Levasseur. Ensemble, ils allaient raser les camps d’esclaves africains et ainsi terroriser des milliers de négriers. C’est à ce moment que Roberts succéda à Howell Davis et se métamorphosa en : « Black Bart ».

D’apparence élégante, excessivement raffiné, il prenait toujours soin de couvrir sa poitrine et d’être rasé de très près. C’était un dévoreur de jeunes hommes, qu’il faisait systématiquement exécuter après leurs ébats. Enfin, il avait ordonné que son corps soit jeté en mer à la seconde où on le croirait mort – ce qui fut fait.

Pour toutes ces raisons, « Black Bart » incarne une autre légende : la résurrection d’Anne Bonny, après sa mystérieuse disparition…

Complément
Constellation

WILLIAM RHETT

Fait d’armes : Capture de Stede Bonnet
Particularité : Intraitable chasseur de pirates

“J’exige !… Non, le roi exige que ce monstre, ce terroriste, ce fou, soit pendu. Pas pardonné !”

Sec, droit et fier, William Rhett était un propriétaire venu d’Angleterre, en 1694. En Caroline du Sud, il développa la culture du riz, rejoignit l’Assemblée coloniale, s’engagea dans une milice provinciale, et obtint le titre de lord. Marchand zélé, Rhett devint contrôleur des douanes et dut affronter des resquilleurs, des forbans, ainsi que des raids franco-espagnols incessants, jusqu’à la fin de la guerre. Rhett s’illustra dans la défense de Charles Town et, à la fin du conflit, devint capitaine de flotte et chasseur de pirates pour la Navy. Il naviguait entre la Caroline et les Bahamas, dont il avait le contrôle des douanes. En 1718, il intercepta Stede Bonnet dans la cape Fear et l’envoya au gibet.

Dans les années qui suivirent, il devint vice-amiral puis lieutenant général. En 1722, il fut nommé gouverneur des Bahamas à la suite de Woodes Rogers, mais mourut avant de prendre le poste.

Complément
Constellation

JAMES PLANTAIN

Fait d’armes : Roi de la Baie des Pirates
Particularité : Roi aux ordres d’un roi

James Plantain était un stratège, capable de puiser dans l’héritage libéri pour créer une cohabitation économique entre la flibuste du monde et les autochtones. C’était aussi un roi soumis aux ordres d’un autre, plus puissant : Ratsimilaho.

James Plantain ne pouvait diriger Rantabe sans l’aval du roi malgache.

Complément
Constellation

SAMUEL BELLAMY

Fait d’armes : 92,3 millions d’euros
Particularité : Prince des pirates

Bellamy démarra doucement, dans des cloches de plongée, cherchant l’or dans des épaves pour mieux fuir sa femme. C’est presque par accident qu’il rencontra trois hommes, qui allaient changer sa vie : Barbenoire, Benjamin Hornigold et Olivier Levasseur. Le premier resterait  son seul ami dans la confrérie.

En solo, Bellamy fit une brillante carrière, auréolée de succès dont le dernier, la Whydah Gally , serait  – littéralement – son tombeau.

Complément
Constellation

WILLIAM DAMPIER

Fait d’armes : 3 tours du monde.
Particularité : Mentor de Woodes Rogers.

En trois tours du monde, Dampier découvrit l’Australmie et décrivit la Papouasie-Nouvelle-Guinée et d’innombrables îlots, il a sauvé Alexander Selkirk (Robinson Crusoé)  et formé Woodes Rogers.

Complément
Constellation

FRANÇOIS-LOUIS ROUSSELET DE CHÂTEAURENAULT

Fait d’armes : Glorieux capitaine de la marine française
Particularité : Homme le plus puissant de Bretagne de 1687 à sa mort (1716)

Le petit (en taille) marquis de Châteaurenault, vice-amiral du Levant et maréchal de France, venait d’une famille de marchands. C’est parce qu’il était le protégé de Gondi, cardinal de Retz et archevêque de Paris, qu’il intègra la carrière militaire et put s’illustrer à la Bataille des Dunes et au Siège de Dunkerque, devant le prince de Condé.

Vinrent les années de gloire et de guerre – l’un ne va pas sans l’autre. La guerre de Hollande, d’abord, où en infériorité numérique il coula les corsaires hollandais. La guerre de la Ligue d’Augsbourg ensuite, durant laquelle il devint lieutenant général des armées navales. Louis XIV le plaça alors sous les ordres du roi d’Angleterre, Jacques II. Toujours en infériorité numérique et redevenu l’ennemi des Anglais (la Ligue d’Augsbourg, c’est compliqué), il écrasa une flotte de la Navy et les força à se couler ou à s’immoler par le feu. Vint enfin la guerre de succession d’Espagne, dans laquelle il s’illustra encore jusqu’à ses 67 ans.

La mort, en pleine bataille et dans ses bras, de son fils aîné, François Rousselet, marqua la fin de sa carrière. François-Louis Rousselet, le Breton fort-en-gueule, n’avait plus qu’une idée : retourner chez lui, à Brest, prendre soin de sa fille, Hélène…

Sur la fin de sa vie, il fut fait chevalier des ordres du Roi, malgré ses origines.

Complément
Constellation

ISRAËL HANDS

Fait d’armes : Commandant en second et ami de Barbenoire
Particularité : Lettré

Grand blond sec de trente-sept ans, Israël faisait partie de l’état-major de Charles Vane. Un maître de manœuvre à la vie pleine de légendes, souvent vraies. Il avait débusqué un forcené, retranché dans la batterie du Lark et qui menaçait de tout faire sauter. C’est toujours lui qui avait maté une mutinerie, à force d’arguments et avec seulement deux mousquets. Lui, toujours,  qui avait récupéré le plan de l’Urca de Lima. Un Frère de confiance, un éternel second couteau, rusé et adroit pour ce qui était de sauver sa peau – et celle des autres. Un type fiable.

Complément
Constellation

MARY READ

Fait d’armes : Souvent invaincue en combats singuliers
Particularité : Concubine d’Anne Bonny

Mary avait le sang chaud, l’armée dans les veines, et s’habillait en homme pratiquement depuis l’enfance. Elle combattit la France durant la guerre, puis prit le large, affûta le sabre et s’évada : cap sur les Antilles.

A Nassau, tout lui semblait possible, mais elle n’était bonne à rien. Déguisée en homme, elle se fit passer pour bottier… dans un environnement de voleurs.

Complément
Constellation

BERTRAND D’OGÉRON DE LA BOUËRE

Fait d’armes : Gouverneur de l’île de la Tortue
Particularité : Percepteur fiscal inconscient

Il fallait oser, Bébert l’a fait.

L’île que les Français appelaient Saint-Domingue, les Espagnols l’appelaient Hispaniola. Sa petite sœur, la Tortue, eux la nommaient Tortuga. La grande île était coupée en deux avec, à l’Ouest, la partie française et à l’Est, la partie espagnole. Au milieu, un troupeau de boucaniers qui faisaient passer le gibier et les récoltes en douce, d’une zone à l’autre, pour éviter aux chasseurs et planteurs d’une nationalité d’être obligés de revendre à bas prix à leurs propres compagnies nationales.

C’est dans ce contexte, qu’un capitaine de marine anobli et pourtant ancien boucanier de Saint-Domingue lui-même, Bertrand d’Ogeron de La Bouëre, fut nommé gouverneur de l’île de la Tortue. Il le resta dix ans, si on ne tient pas compte de quelques vacances du pouvoir de plusieurs mois à chaque fois ; retraites imposées par la flibuste révoltée. En 1675, une révolte explosa, elle eut raison de Bertrand qui jeta définitivement l’éponge.

 

Complément
Constellation

LAURENS DE GRAAF

Fait d’armes : Le Honduras, Veracruz, Carthagène, Campeche et Cuba
Particularité : Dandy surnommé « le fléau de l’Ouest »

D’origine hollandaise, Laurens de Graaf commença sa carrière de pirate à la tête d’un équipage français. Avec, il brula plusieurs villes – dont Campeche – et arraisonna des dizaines de navires, toujours plus grands, toujours mieux armés. Ses faits d’armes font le tour du monde, au point que l’ancien forban et gouverneur, Henri Morgan, met sa tête à prix. 

L’année où il mit la main sur Louis Labous (Olivier Levasseur), qui termina dans ses geôles, Laurens de Graaf est devenu le premier rempart de Saint-Domingue contre les envahisseurs cubains. On le décrivait comme grand, blond, aussi charmeur qu’envoûtant, et on lui prêtait une aventure avec une espionne française : Anne Dieu-le-Veut. Pour les Espagnols, ce mercenaire des mers est l’image même du Diable.

« On vit une époque exceptionnelle ! »

Complément
Constellation

JOSEPH BEAUVOLLIER DE COURCHANT

Fait d’armes : Gouverneur de l’île de la Réunion de 1718 à 1723
Particularité : Homme d’État

Joseph Beauvollier de Courchant était le gouverneur en exercice sur Bourbon (La Réunion) lors de la prise de la Nossa Senhora do Cabo par Olivier Levasseur et John Taylor. Il avait été envoyé sur l’île en 1718, avec l’ordre d’y installer la culture du café qui ferait la richesse du territoire. Il y ajouterait le coton, le poivre, le girofle, la cannelle…

Durant cinq années de gouvernance, il fut secondé par Desforges-Boucher, qui lui succéda. A son initiative, le Haut Conseil de Bourbon balise, en 1718, un petit sentier qui traverse la Montagne, reliant Saint-Denis à Saint-Paul. Route en lacets qui prendra plus tard le nom de chemin de Crémont.

« Gouverner, c’est prévoir : donc, toujours s’attendre à du gros temps ! »

Complément
Constellation

ANTOINE DESFORGES-BOUCHER

Fait d’armes : Gouverneur de l’île de La Réunion de 1723 à 1725
Particularité : Entrepreneur de l’île de La Réunion de 1702 à 1725

Mousse capturé par des pirates Maures puis libéré, transformé en valet par son sauveur (Séguier de Liancourt), Antoine Boucher, dit « l’abbé Boucher », débarqua  sur l’île Bourbon pour la première fois en 1702, à l’âge de 22 ans. Le gouverneur d’alors le nomma magasinier. Malgré le racisme qui régnait sur l’île, Antoine tomba éperdument amoureux de Marie Touchard, une métisse. Elle lui donna un fils. Il ne le reconnut jamais, préférant s’enfuir et rentrer en France, où il entama l’écriture d’un mémoire sur sa connaissance de La Réunion.

En 1718, Antoine Boucher accepta de revenir à Bourbon, dans les bagages de son ami et mentor, le nouveau gouverneur Joseph Beauvollier de Courchant. Après quelques atermoiements (l’abbé Boucher peinant à accepter une descendance métisse), Antoine Desforges mit finalement Marie Touchard et son fils à l’abri du besoin, dans une propriété de Saint-Paul.

Avec Beauvollier, Antoine développa la culture du café et étendit la colonisation de l’île vers le Sud. Après deux ans à la tête de la colonie, Desforges-Boucher tenait son titre de gloire : avoir rehaussé le prix du café. La compagnie des Indes avait  de plus en plus de mal avec ce gouverneur / entrepreneur. La tension montait. Des rumeurs de détournements de fonds parcoururent le monde. Desforges-Boucher fut relevé de ses fonctions. Il meurt à l’âge de 45 ans, sur l’île du volcan, sans attendre son successeur.

Complément
Constellation

HÉLIE DIORÉ DE PÉRIGNY

Fait d’armes : Gouverneur de l’île de la Réunion de 1725 à 1727
Particularité : Gouverneur remplaçant et illettré

Homme de guerres, Hélie Dioré n’était pas préparé à cette charge. A son arrivée sur l’île, il était accompagné par son beau-frère, Jacques Juppin de Fondaumière, qui lui servait de secrétaire, car le nouveau gouverneur ne savait ni lire ni écrire. Sa nomination tenait au fait que l’ex-ex-gouverneur, Joseph Beauvollier de Courchant, avait  refusé de reprendre les rennes de la colonie à la mort de son protégé épuisé, Desforges-Boucher.

Dioré fut chargé par la compagnie des Indes d’enquêter sur feu l’abbé-Boucher, afin de prouver les accusations posthumes de corruption. Le nouveau gouverneur négligea  donc le cœur économique de l’île : la culture. Bientôt, un excédent de café envahit le marché, faisant chuter les cours : ce fut la crise ! Hélie Dioré de Périgny s’en sortit en faisant importer un très grand nombre de femmes dans l’île, apaisant ainsi les colères – lui même y eut sept enfants…

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